FAQ Laser épilation :

Q1 : Les lampes flash (lumière pulsée) sont-elles réellement moins efficaces que les lasers médicaux?

R1 : Les lampes flash ne sont pas des lasers. Elles émettent dans toutes les longueurs d’onde de la lumière. Des filtres multiples permettent progressivement de “pincer” la lumière et d’approcher la longueur d’onde souhaitée (marron). Cependant les filtres diminuent considérablement l’énergie émise. Il faut donc une énergie basale considérable pour obtenir, dans ce cas, un résultat proche de celui d’un laser avec le risque (important) de brûlures. C’est pour cette raison que l’énergie utilisée est généralement faible. Ces appareils sont donc paradoxalement plus difficiles à manier que les lasers. L’épilation par lampe flash doit (devrait) donc être pratiquée exclusivement par des médecins. Les lumières pulsées utilisées sans contrôle médical (instituts esthétiques) sont beaucoup trop peu puissantes pour parvenir à une réelle épilation.

 

Q2 : Quelle est la place des petites lampes flash disponibles dans le commerce?

R2 : La réponse est identique à celle de la question 1. Ces lampes sont trop peu puissantes pour prétendre à une réelle épilation. Un éventuel retard à la repousse du poil est leur seul intérêt.

 

Q3 : Pourquoi le nombre de séances nécessaires est variable d’un(e) patient(e) à un(e) autre?

R3 : Ceci est lié au nombre de poils en phase anagène lors de la séance d’épilation. On rappelle que seuls les poils encore présents dans le follicule pilaire (poils anagènes) sont accessibles à la lumière émise par le laser. Or le pourcentage de poils en phase anagène est extrêmement variable d’une zone à l’autre, d’un moment du cycle pilaire à l’autre et d’un individu à un autre… Pour une zone donnée, on considère que 5 à 20% des poils sont en phase anagène. Il est évident qu’un patient ayant la chance d’avoir 2 sessions successives de laser avec à chaque fois 20% de poils en phase anagène aura un meilleur résultat immédiat qu’un autre ayant, par exemple, 5 à 10% seulement de poils accessibles au laser… Heureusement les séances successives vont permettre progressivement de “lisser” cette inégalité !

 

Q4 : Pourquoi le nombre de séances nécessaires est variable d’une zone à une autre?

R4 : Le cycle pilaire est très variable selon les zones. Par exemple le cycle pilaire est très rapide au niveau du visage et beaucoup plus lent au niveau des jambes. D’autre part les poils axillaires, par exemple, sont plus épais et plus profonds que les poils du visage. L’ensemble de ces facteurs explique ces variations.

 

Q5 : L’épilation laser est-elle un geste médical?

R5 : Légalement, en France, l’épilation laser doit être réalisée par un médecin. Il existe une tolérance lorsque les soins sont délégués à une assistante médicale spécialisée, si le médecin responsable est présent dans le centre et qu’il a déterminé préalablement les paramètres du laser.

 

Q6 : Qu’est-ce que la repousse paradoxale? Peut-on l’éviter ?

R6 : La repousse paradoxale correspond à une repousse accélérée des poils après des sessions laser épilation. Ce problème particulièrement désagréable et heureusement rare, survient presque toujours chez des patientes de phototype élevé originaire du pourtour méditerranéen, après une épilation laser du visage. On retrouve parfois un hirsutisme associé. Une explication de cette repousse paradoxale serait liée à l’utilisation de paramètres laser inappropriés (puissance laser trop faible, vitesse trop élevée, …).

 

Q7 : Pourquoi l’épilation laser doit-elle être évitée lorsque la peau est bronzée?

R7 : Le laser ne faisant pas de différence entre la mélanine du poil et celle de la peau bronzée, la dispersion de l’énergie laser risque de provoquer des brulures.

 

Q8 : À partir de quelle âge peut-on pratiquer l’épilation laser ?

R8 : Il est classiquement recommandé de ne débuter une épilation laser que 2 à 3 ans après la puberté lorsque la maturité des poils est acquise.

 

Q9 : L’épilation laser est-elle douloureuse ?

R9 : La technique est relativement peu douloureuse, mais certaines zones sont un peu plus sensibles (maillot, lèvre supérieure, crête tibiale,…). La sensibilité à la douleur est également très variable suivant les patient(e)s. Une anesthésie locale préalable (crème EMLA) est possible, en particulier avant l’épilation du maillot.

 

Q10 : Comment évoluent les brûlures post-laser épilation? Peut-on toujours les éviter ?

R10 : Les brulures post-laser sont fort heureusement rares, mais surviennent presque toujours après épilation laser de peaux mates (phototypes élevés) et/ou bronzées. Il est donc indispensable de ne pas pratiquer de laser épilation sur une peau bronzée. Les peaux de phototypes élevés nécessitent des paramètres adaptés, présents sur tous les lasers médicaux modernes. L’évolution de ces brulures superficielles est toutefois toujours favorable. Une hypopigmentation survient après cicatrisation. La couleur naturelle de la peau revenant ensuite très progressivement.

 

Q11 : À quoi correspondent les hyperpigmentations post-laser?

R11 : Consécutives à une inflammation excessive, les hyperpigmentations post-laser sont toujours d’évolution rapidement favorable. L’application d’une protection solaire 50+ en post laser permet généralement d’éviter ce désagrément.

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