Q1 : La CCE est proposée dans le traitement de certaines pathologies inflammatoires. Cette technique peut-elle remplacer les médicaments indiqués dans ces pathologies ?

R1 : Non. La CCE a effectivement une action anti-inflammatoire puissante qui permet souvent d’améliorer les symptômes de certaines pathologies inflammatoires. Cependant, même en cas d’amélioration des symptômes, les traitements ne doivent jamais être modifiés sans l’avis du médecin spécialiste ou du médecin traitant.

 

Q2 : La CCE est-elle dangereuse ?

R2 : Non, A condition de respecter les contre-indications de la technique et de la pratiquer dans un centre spécialisé avec un(e) cryothérapeute qualifié(e)… La pratique d’un bain glacé après sauna est beaucoup plus traumatisante pour l’organisme que la CCE et nettement moins encadrée…

 

Q3 : Quelle est la différence entre une CCE Cryo sauna et une CCE en cabine fermée ?  

R3 : Sur le plan des résultats (obtention d’un choc thermique) il n’y en a pas. Cependant les cabines fermées électriques ne peuvent pas descendre en dessous de -110° C, ce qui limite parfois l’acquisition d’un choc thermique, en particulier chez les patients très musclés ou en surpoids. Sur le plan pratique, les cabines fermées permettent de traiter plusieurs personnes en même temps. Dans les  CCE ouvertes, la tête n’étant pas exposée au froid intense, la session est donc beaucoup plus confortable. Il n’y a pas de sentiment de claustrophobie dans une CCE ouverte.

 

Q4 : L’utilisation d’azote dans la CCE est-elle dangereuse ?

R4 : L’air ambiant est composé de 78,1% d’azote (N).

Ce gaz est donc naturel et non dangereux. L’azote est conservé liquide (-196° C) dans des cuves très sécurisées. Le risque de brûlure avec de l’azote liquide est nul, sauf pour le personnel spécialisé s’occupant de la recharge des cuves d’azote liquide.

L’azote liquide est utilisé, outre la CCE, dans beaucoup d’autres applications médicales et scientifiques, en dermatologie, la conservation d’embryons,….

 

Q5 : Quelle est la cause des brûlures après CCE parfois rapportées par des médias  ?

R5 : Sans avoir une connaissance exacte des faits relatés, il est évidemment impossible de répondre précisément. Quoiqu’il en soit, il s’agit de cas extrêmement rares, et qui ont fait l’objet d’une couverture médiatique « à charge ».

Il est néanmoins  important de répéter que la CCE réalisée dans les « règles de l’art » est sans danger :

 

  • Respecter les contre-indications de la CCE,
  • Pratiquer la CCE dans un centre spécialisé et éviter les CCE  de type « food-truck »,
  • Le cryotherapeute qualifié doit être en contact visuel et vocal permanent avec le patient pendant la CCE et à l’écoute de son ressenti.
  • Les cabines CCE doivent impérativement être certifiées CE médical. Une maintenance régulière de la cabine est nécessaire,
  • Les patients doivent être secs et porter une protection des mains et pieds de qualité : gants et chaussettes épais et chauds, chaussures de type « Crocs ». En effet, au niveau des pieds, l’humidité et l’absence de chaussures adaptées peuvent entraîner des brûlures.

 

Le respect de ces règles simples, mais évidentes, permet de réaliser les séances de CCE en totale sérénité.

 

 

Q6 : Est-il nécessaire de pratiquer des séances de CCE avec des températures inférieures à -110° C ?

R6: Le but d’une séance de CCE est l’obtention d’un choc thermique. Généralement, une CCE à -110° C ou -120° C est suffisante pour l’obtenir. Néanmoins, certaines indications et certains patients (patients très musclés ou en surpoids) nécessitent parfois une température de cabine plus basse, jusqu’à -150° C ou -160° C.

 

Q7 : Quelle est la  température cutanée lors d’une séance ance de CCE ?

R7 : La température cutanée peut descendre jusqu’à 7°, ce qui explique la réaction en cascade jusqu’au choc thermique.

 

Q8 : Quelle est la  température interne lors d’une séance de CCE ?

R8:  Elle reste constante (environ 37°).

 

Q9 : Une séance de CCE peut-elle excéder 3 mn ?

R9 : Non, c’est la durée maximum validée par les groupes d’experts.

 

Q10 : La CCE pourrait-elle être proposée dans d’autres indications médicales ?

R10 : Il est possible que d’autres pathologies, parfois lourdes, puissent bénéficier de la CCE, au moins comme traitement complémentaire ou adjuvant.

En effet, l’inflammation est constante dans de nombreuses pathologies. Néanmoins, cela reste dans le domaine de la recherche et ne doit pas être pratiqué dans les centres de CCE actuels.

 

Q11 : Existe-t-il une saison plus bénéfique pour pratiquer la CCE ?

R11 : Non. La CCE peut être réalisée avec bénéfice en toutes saisons. Cependant certaines pathologies, telles que les jambes lourdes ou douloureuses, sont plus fréquentes en période estivale : la pratique de la CCE sera donc, dans ce cas, à privilégier pendant la période de mars à septembre.

 

Q12 : La pratique de la CCE est-elle possible chez des patients à mobilité réduite  ?

R12 : Une certaine mobilité et surtout la possibilité de rester en station debout (orthostatisme) sont indispensables pour la pratique de la CCE. Il est impossible  de pratiquer la CCE en fauteuil roulant, même dans une cabine fermée. Le risque de brûlure au contact du métal serait majeur.

 

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